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Les appareils

Ce que coûte une heure de vol.

Quatre appareils couramment affrétés au départ des terrains français. Les consommations sont celles publiées par les constructeurs. Nous les avons converties en émissions, puis rapportées à une seule référence : l’empreinte carbone annuelle moyenne d’un résident de l’Union européenne, soit 8,2 tonnes de CO₂.

Jet léger

Phenom 300E

Embraer · 6 à 8 passagers

1,6tonne de CO₂ par heure

Une heure de vol brûle 2,3 mois du budget carbone annuel d’un Européen.

Consommation
620 L/h
Par passager, à pleine capacité
194 kg/h
Rayon d’action
3 650 km
Usage
Liaisons européennes courtes. Accès aux pistes de moins de 1 200 mètres.

Midsize

Citation XLS+

Cessna · 9 passagers

1,9tonne de CO₂ par heure

Une heure de vol brûle 2,7 mois du budget carbone annuel d’un Européen.

Consommation
750 L/h
Par passager, à pleine capacité
208 kg/h
Rayon d’action
3 700 km
Usage
Le segment intermédiaire. Cabine debout, équipage de deux pilotes.

Long-courrier

Falcon 7X

Dassault · 12 à 16 passagers

3,8tonnes de CO₂ par heure

Une heure de vol brûle 5,5 mois du budget carbone annuel d’un Européen.

Consommation
1 500 L/h
Par passager, à pleine capacité
234 kg/h
Rayon d’action
11 019 km
Usage
Trois réacteurs. Approche à faible vitesse, terrains difficiles.

Long-courrier

Global 7500

Bombardier · 14 à 19 passagers

4,8tonnes de CO₂ par heure

Une heure de vol brûle 7 mois du budget carbone annuel d’un Européen.

Consommation
1 900 L/h
Par passager, à pleine capacité
250 kg/h
Rayon d’action
14 260 km
Usage
Quatre espaces de vie. Paris–Singapour sans escale.

Aucun de ces chiffres n’est contesté. Ils proviennent des documentations des constructeurs.

  • Conversion à 2,5 kg de CO₂ par litre de kérosène brûlé, facteur de combustion directe.
  • Le chiffre par passager suppose l’appareil plein. C’est l’hypothèse la plus favorable, et rarement la réalité : ces vols décollent souvent bien en deçà de leur capacité, et parfois à vide pour aller chercher leurs passagers ailleurs.
  • Les effets non-CO₂ de l’aviation en altitude — traînées de condensation, oxydes d’azote — ne sont pas comptés. Ils creuseraient l’écart.

Méthodologie et sourcesLe comparatif complet